Les douleurs du quotidien s’installent souvent en vieillissant. Genou qui craque, dos qui tire, articulations raides au réveil – pour beaucoup de seniors, c’est devenu une réalité permanente.

Trouver le bon anti-douleur quand on a passé 65 ans, ce n’est pas aussi simple qu’à 40 ans. L’organisme vieillit, le foie et les reins filtrent moins bien, et les médicaments interagissent davantage entre eux. Tour d’horizon des solutions qui existent, de la plus classique à la plus récente.

Pourquoi les seniors souffrent-ils plus que les autres ?

Pour explorer les produits CBD disponibles aujourd’hui, le site barongcbd.com propose une sélection de fleurs, huiles, résines et infusions au CBD, issus de chanvriers français et européens.

Près de 70 % des personnes âgées de plus de 65 ans souffrent de douleurs chroniques persistantes. Et à partir de 85 ans, ce chiffre monte à 90 % des aînés. Ce n’est pas une fatalité, mais c’est une réalité massive.

D’où vient ce phénomène ? Le corps subit des changements physiques et biologiques liés au vieillissement : les articulations s’usent, les tissus deviennent moins élastiques, les os plus fragiles, et il peut y avoir une perte de masse musculaire. Tout ceci engendre souvent des douleurs chroniques.

Les pathologies les plus fréquentes chez les seniors sont :

  • L’arthrose (usure du cartilage articulaire)
  • Les douleurs lombaires et cervicales
  • Les douleurs neuropathiques (brûlures, décharges, fourmillements)
  • L’ostéoporose et les douleurs osseuses
  • La fibromyalgie

Les douleurs musculo-squelettiques sont particulièrement fréquentes chez les seniors, impactant leur qualité de vie et leur autonomie, mais trop souvent banalisées. Elles sont pourtant l’un des motifs les plus fréquents de consultation en médecine générale.

La douleur chronique, c’est quoi exactement ?

Une douleur est considérée comme chronique lorsqu’elle persiste pendant une période de 3 à 6 mois, voire plus, même après la guérison de la blessure ou de la maladie sous-jacente. Elle devient alors une douleur « en elle-même », qui nécessite une prise en charge spécifique.

Et le problème, c’est que l’une des difficultés dans le traitement de la douleur chronique chez la personne âgée est souvent le fait même d’en parler. De nombreux seniors ne souhaitent pas se plaindre. Du coup, beaucoup souffrent en silence pendant des mois, voire des années.

Les anti-douleurs classiques : ce qu’il faut savoir quand on vieillit

Il existe plusieurs niveaux d’antalgiques, classés par l’OMS selon leur puissance. Mais chez les seniors, l’usage de ces médicaments demande plus de prudence qu’ailleurs.

Le paracétamol, toujours en premier

Le paracétamol reste le médicament de choix en première intention dans les douleurs faibles à modérées. C’est le plus toléré, le moins risqué en termes d’interactions. Mais attention : chez les seniors, la posologie doit être adaptée en fonction de la douleur, sans dépasser 3 g par jour, en raison du risque de toxicité hépatique et/ou rénale.

Les anti-inflammatoires (AINS) : avec précaution

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ne provoquent pas de dépendance, mais une utilisation prolongée nécessite un suivi médical, car ils peuvent avoir des effets indésirables à long terme, notamment pour l’estomac ou les reins.

Chez les seniors, la posologie doit être la plus faible possible et la durée la plus courte, de l’ordre de quelques jours. Les traitements doivent être de courte durée et ne pas perdurer sur une ordonnance. Ce n’est donc pas une solution pour gérer une douleur chronique au long cours.

Les opioïdes : prudence renforcée

Pour les douleurs sévères, les opioïdes peuvent être prescrits. La personne âgée a tendance à être plus sensible aux antalgiques opioïdes : action plus rapide, plus intensive et plus prolongée, les effets secondaires sont plus graves et plus rapides à s’installer, et les effets secondaires cognitifs sont également plus marqués.

Bref, ce ne sont pas des médicaments à prendre à la légère. Un suivi médical serré est indispensable.

Les médicaments antalgiques ou anti-inflammatoires sont souvent mal tolérés avec l’âge : accoutumance, effets secondaires, interactions médicamenteuses… À partir d’un certain âge, ces risques sont encore plus marqués sur l’organisme, notamment sur le foie. C’est exactement pour ça que de nombreux seniors cherchent des alternatives.

Et le CBD dans tout ça ? Ce que dit la science

Le cannabidiol, ou CBD, suscite un intérêt croissant chez les seniors qui cherchent à soulager leurs douleurs sans multiplier les comprimés. Le CBD est un composé naturel extrait du chanvre. Contrairement au THC, il ne provoque pas d’effet psychotrope et est apprécié pour ses propriétés relaxantes et apaisantes.

Le CBD contre les douleurs articulaires et l’arthrose

Le CBD se révèle utile pour soulager les douleurs rhumatismales et les symptômes inflammatoires. La plante favorise l’atténuation de l’inflammation des cellules immunitaires et permet aux patients touchés par des pathologies telles que l’arthrite ou l’arthrose de gagner en confort de vie.

En France, l’arthrose touche près de 10 millions d’individus, majoritairement âgés de 65 ans et plus. Cette pathologie se manifeste par une inflammation des articulations provoquant des douleurs et des limitations des mouvements, entamant la mobilité des personnes âgées et contribuant à leur isolement.

Des recherches menées par la National Library of Medicine ont révélé que le CBD possède des propriétés anti-inflammatoires susceptibles d’alléger les symptômes des personnes souffrant d’arthrose. Le CBD agit comme un agent antiarthritique, atténuant l’inflammation, les douleurs et les raideurs articulaires.

Sommeil, anxiété, bien-être global

La douleur ne s’arrête pas le soir. De nombreuses personnes âgées souffrent de troubles du sommeil. Le CBD peut aider à améliorer la qualité du sommeil en favorisant la relaxation et en réduisant l’anxiété.

Les troubles du sommeil sont nombreux et il n’est pas rare d’en souffrir en vieillissant. Le CBD est une solution naturelle pour mieux dormir puisqu’il favorise la détente, indispensable à l’endormissement, et améliore la qualité du sommeil paradoxal.

Quelle forme de CBD choisir ?

C’est là que ça devient pratique. Selon les besoins, les formats varient :

  • L’huile CBD sublinguale : absorption rapide, dosage précis
  • Les infusions et tisanes CBD : idéales le soir, très douces
  • Les baumes et crèmes topiques : directement sur la zone douloureuse (genou, épaule, bas du dos)
  • Les gélules ou gummies : pratiques pour une prise quotidienne régulière

Le truc important : les risques spécifiques aux seniors sont liés aux interactions médicamenteuses, notamment avec les anticoagulants et les benzodiazépines, et à la sensibilité accrue aux effets sédatifs. Ces risques sont gérables avec un démarrage progressif et une information préalable du médecin ou pharmacien. Mieux vaut en parler à son médecin avant de se lancer.

Le CBD est-il légal en France ?

Oui, clairement. En France et en Europe, le CBD est légal dès lors que la teneur en THC ne dépasse pas 0,3 %. Les produits conformes à cette règle permettent de profiter des bienfaits du chanvre en toute sécurité, sans risque d’effets planants ni de sanctions.

La Haute Autorité de Santé (HAS), dans le cadre de ses travaux sur les médicaments à base de cannabis, évalue d’ailleurs actuellement les produits à base de cannabinoïdes en vue d’une éventuelle prise en charge par l’assurance maladie, ce qui témoigne de l’intérêt scientifique croissant pour ces molécules.

Les autres solutions naturelles pour soulager la douleur

Au-delà des médicaments et du CBD, il existe des approches complémentaires qui méritent vraiment d’être envisagées.

Bouger, même un peu

Contre-intuitif, mais prouvé. Bouger en douceur est essentiel pour apaiser les tensions musculaires. La gymnastique douce, la natation ou encore la marche permettent de préserver la mobilité, de renforcer les muscles et de stimuler les endorphines, hormones antidouleur naturelles.

La kinésithérapie reste aussi une valeur sûre. Elle est fortement conseillée pour les douleurs articulaires : le kinésithérapeute peut faire faire des exercices pour soulager l’articulation et permettre de renforcer les muscles avoisinants.

Les plantes anti-inflammatoires

Des plantes comme l’harpagophytum, le curcuma ou la gaulthérie possèdent des vertus anti-inflammatoires naturelles. Elles peuvent être utilisées sous forme de tisanes, gélules, pommades ou huiles essentielles.

Attention cependant : certaines plantes interagissent avec les traitements médicamenteux. Il est essentiel de demander conseil à un professionnel de santé avant toute automédication.

Méditation et techniques corps-esprit

La méditation de pleine conscience, le yoga ou encore la cohérence cardiaque aident à développer une meilleure écoute de son corps et à vivre avec la douleur sans la subir. Ces disciplines favorisent un sommeil réparateur, réduisent les tensions nerveuses et sont souvent proposées dans des ateliers collectifs pour seniors.

C’est une piste souvent sous-estimée. Pourtant, son impact sur la douleur chronique est bien documenté.

Ce qu’il faut retenir pour faire le bon choix

Il n’existe pas de solution universelle. Chaque senior est différent, chaque douleur a ses spécificités. Ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionnera pas forcément pour l’autre.

Quelques repères utiles :

  • Le paracétamol reste la base médicamenteuse pour les douleurs légères à modérées
  • Les AINS sont à réserver aux courtes durées, sous contrôle médical
  • Le CBD peut compléter un traitement existant, notamment pour les douleurs articulaires et les troubles du sommeil
  • La kinésithérapie et l’activité douce restent des alliés de fond indispensables
  • Les plantes médicinales peuvent apporter un soutien, à condition de vérifier les interactions

La polymédication entraîne plusieurs conséquences néfastes : augmentation de la toxicité sur l’organisme, risque d’erreur lors de la prise et diminution de l’appétit. L’objectif, quand c’est possible, est donc de trouver les associations les moins lourdes, les plus efficaces, et les mieux tolérées sur le long terme.

La conversation avec son médecin reste le point de départ. Pas pour se faire imposer une solution, mais pour construire une stratégie adaptée à sa situation réelle.

Vous pouvez également aimer :