Article mis à jour en juillet 2026 suite à la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026, qui suspend partiellement la réforme des retraites de 2023.
Vous vous demandez combien de trimestres il faut pour partir à la retraite ? C’est LA question que tout le monde se pose, et avec les changements récents, on s’y perd un peu ! La réforme des retraites de 2023 a chamboulé pas mal de choses, le nombre de trimestres nécessaires varie selon votre année de naissance, et depuis 2026 une nouvelle loi vient encore ajuster la donne pour plusieurs générations. Pas de panique, je vous explique tout ça de façon claire et simple ! 🧮
Entre l’âge légal qui grimpe progressivement selon votre génération, le nombre de trimestres qui augmente et les cas particuliers, il y a de quoi s’y perdre. Alors, installez-vous confortablement, on va faire le point ensemble sur ce sujet crucial pour votre avenir !
L’essentiel en 30 secondes : le nombre de trimestres retraite exigé pour le taux plein va de 166 (générations 1955-1957) à 172 (générations nées à partir de 1966), soit 43 ans de cotisation. L’âge légal n’est pas fixé à 64 ans pour tout le monde : il grimpe progressivement de 62 à 64 ans selon votre année de naissance. À 67 ans, le taux plein est acquis automatiquement, quel que soit votre nombre de trimestres validés.
Sommaire
- Combien de trimestres faut-il pour une retraite à taux plein ?
- Les âges clés pour votre départ à la retraite
- Comment valider un trimestre pour la retraite ?
- Les trimestres ‘gratuits’ : périodes assimilées et majorations
- Les départs anticipés : carrières longues, pénibilité et handicap
- FAQ : Vos questions sur les trimestres pour la retraite
🔍 Combien de trimestres faut-il pour une retraite à taux plein ?
Le nombre de trimestres pour la retraite à taux plein dépend uniquement de votre année de naissance : de 166 trimestres pour les générations 1955-1957 jusqu’à 172 trimestres (43 ans de cotisation) pour les générations nées à partir de 1966. Depuis la suspension partielle de la réforme des retraites votée fin 2025, plusieurs générations ont vu leur exigence de trimestres et leur âge légal revus à la baisse.
Voici le tableau à jour (intégrant la LFSS 2026) qui vous permet de voir en un coup d’œil l’âge légal de départ et le nombre de trimestres requis selon votre génération :
| Année de naissance | Âge légal de départ | Trimestres requis | Durée en années |
|---|---|---|---|
| 1955-1957 | 62 ans | 166 trimestres | 41 ans et 6 mois |
| 1958-1960 | 62 ans | 167 trimestres | 41 ans et 9 mois |
| 1er janvier au 31 août 1961 | 62 ans | 168 trimestres | 42 ans |
| 1er septembre au 31 décembre 1961 | 62 ans et 3 mois | 169 trimestres | 42 ans et 3 mois |
| 1962 | 62 ans et 6 mois | 169 trimestres | 42 ans et 3 mois |
| 1963 au 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois | 170 trimestres | 42 ans et 6 mois |
| 1er avril au 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 trimestres | 42 ans et 9 mois |
| 1966 | 63 ans et 3 mois | 172 trimestres | 43 ans |
| 1967 | 63 ans et 6 mois | 172 trimestres | 43 ans |
| 1968 | 63 ans et 9 mois | 172 trimestres | 43 ans |
| À partir de 1969 | 64 ans | 172 trimestres | 43 ans |
Source : service-public.gouv.fr, tableau vérifié au 1er janvier 2026, intégrant la suspension partielle de la réforme des retraites.
Par exemple, si vous êtes né entre avril et décembre 1965, vous devrez avoir validé 171 trimestres, soit 42 ans et 9 mois de cotisation, pour bénéficier d’une retraite à taux plein, avec un départ possible dès 63 ans. Si vous êtes né en 1975, ce sera toujours 172 trimestres, soit 43 ans de cotisation, à partir de 64 ans. Ça commence à faire, non ? 😅
Sachez que si vous n’avez pas tous vos trimestres au moment de partir à la retraite, vous subirez une décote de 1,25% par trimestre manquant, dans la limite du nombre de trimestres qui vous sépare de 67 ans. Ça peut vite faire baisser votre pension !
⏰ Les âges clés pour votre départ à la retraite
Avant de parler des trimestres, rappelons les âges importants à connaître depuis la réforme du régime général de retraite et sa suspension partielle en 2026 :
Un âge légal qui grimpe progressivement de 62 à 64 ans
Contrairement à une idée reçue, l’âge légal de départ n’est pas fixé à 64 ans pour tout le monde. Il augmente progressivement selon votre année de naissance, comme le montre le tableau plus haut : 62 ans pour les générations nées jusqu’en 1961, puis un relèvement par paliers de 3 mois jusqu’à atteindre 64 ans pour les générations nées à partir de 1969.
Si vous n’avez pas tous vos trimestres à votre âge légal, vous pouvez tout de même partir, mais votre pension subira une décote. Entre l’âge légal et 67 ans, la décote s’applique à votre pension lors du calcul, ce qui peut significativement diminuer vos revenus mensuels.
À savoir : les nouvelles règles issues de la LFSS 2026 (âge légal réduit et trimestres en moins pour les générations 1964 à 1968) ne s’appliquent qu’aux pensions prenant effet à compter du 1er septembre 2026. Si votre départ est prévu avant cette date, vérifiez avec votre caisse de retraite les règles qui s’appliquent réellement à votre dossier.
67 ans : l’âge du taux plein automatique
À 67 ans, c’est le jackpot ! Vous pouvez partir à la retraite avec un taux plein, même si vous n’avez pas validé tous vos trimestres. C’est ce qu’on appelle ‘l’âge du taux plein automatique’.
Cependant, votre pension sera tout de même calculée au prorata du nombre de trimestres cotisés. Donc même si vous n’avez pas de décote, le montant de votre pension sera proportionnel à ce que vous avez réellement cotisé.
Pour certaines personnes, cet âge reste fixé à 65 ans, comme les bénéficiaires de l’Allocation des travailleurs de l’amiante ou les aidants familiaux sous certaines conditions.
70 ans : la mise à la retraite d’office
À 70 ans, votre employeur peut vous mettre à la retraite d’office, sans avoir besoin de votre accord. Avant cet âge, entre 67 et 70 ans, il doit obtenir votre consentement pour le faire.
🧮 Comment valider un trimestre pour la retraite ?
Maintenant que vous savez combien de trimestres il vous faut, voyons comment les valider. Ce n’est pas toujours aussi simple qu’on le pense ! 🤔
Pour valider un trimestre de retraite, vous devez avoir cotisé sur une rémunération minimale. Depuis 2014, ce montant a été abaissé de 200 fois le SMIC horaire à 150 fois le SMIC horaire.
En 2026, pour valider vos trimestres, vous devez avoir gagné au minimum (montants indicatifs, basés sur le SMIC horaire brut en vigueur au 1er janvier 2026) :
- environ 1 803 € pour valider 1 trimestre
- environ 3 606 € pour valider 2 trimestres
- environ 5 409 € pour valider 3 trimestres
- environ 7 212 € pour valider 4 trimestres
Vérifiez toujours le montant exact en vigueur sur votre relevé de carrière ou auprès de l’Assurance retraite, ce seuil étant réévalué chaque année avec le SMIC.
Attention, un détail important : votre rémunération est prise en compte dans la limite du Plafond de la Sécurité sociale. Par exemple, si vous gagnez 7 000 € en un seul mois, seul le plafond mensuel en vigueur sera pris en compte. Vous aurez donc validé 1 trimestre sur ce mois, mais pas 4 !
Vous pouvez valider au maximum 4 trimestres par année civile, même si vous avez gagné beaucoup plus que le minimum requis. Par contre, bonne nouvelle : peu importe que cette somme ait été gagnée en CDD, en CDI ou en intérim… Toute forme de salaire soumis à cotisation au régime général compte !
🎯 Les trimestres ‘gratuits’ : périodes assimilées et majorations
Vous n’êtes pas sans savoir que certaines périodes de votre vie, même sans activité professionnelle, peuvent vous permettre de valider des trimestres. C’est ce qu’on appelle les périodes assimilées et les majorations. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle ! 🎉
Les périodes assimilées
Certaines périodes d’inactivité peuvent être comptabilisées comme des trimestres pour votre retraite :
- Le chômage indemnisé : chaque période de 50 jours d’indemnisation valide 1 trimestre (dans la limite de 4 par an)
- Les arrêts maladie : 60 jours d’indemnisation = 1 trimestre (maximum 4 par an)
- Le congé maternité : l’équivalent d’un trimestre par période de 90 jours
- Le service militaire : 1 trimestre pour 90 jours de service
- L’invalidité : chaque trimestre pendant lequel vous percevez une pension d’invalidité
- Le congé parental : sous certaines conditions
Ces périodes sont automatiquement prises en compte par l’Assurance retraite lors du calcul de vos droits, à condition que les organismes concernés (Pôle Emploi, CPAM…) aient bien transmis les informations.
Les majorations pour enfants
Les enfants donnent droit à des trimestres supplémentaires, ce qui peut être un vrai coup de pouce pour atteindre le nombre requis :
- Pour les mères : 4 trimestres par enfant au titre de la maternité + 4 trimestres au titre de l’éducation
- Pour les pères : possibilité de bénéficier de 4 trimestres par enfant au titre de l’éducation (à partager avec la mère)
- Pour les parents d’enfant handicapé : 8 trimestres supplémentaires sous certaines conditions
- Pour les familles nombreuses : majoration de la pension de 10% pour 3 enfants élevés
Ces majorations peuvent faire une réelle différence dans le calcul de votre retraite, surtout si vous avez eu une carrière interrompue. N’hésitez pas à consulter votre relevé de carrière sur le site de l’Assurance retraite pour vérifier que ces avantages sont bien pris en compte.
🚀 Les départs anticipés : carrières longues, pénibilité et handicap
Vous trouvez que votre âge légal, c’est encore loin ? Dans certains cas, il est possible de partir avant l’âge légal sans subir de décote. Voyons les principales possibilités :
Le départ anticipé pour carrière longue
Si vous avez commencé à travailler jeune, vous pouvez partir plus tôt à la retraite. Pour cela, vous devez avoir validé 5 trimestres avant la fin de l’année de vos 16, 18, 20 ou 21 ans (ou 4 trimestres si vous êtes né en fin d’année).
Selon votre cas, vous pourrez partir :
- À 58 ans si vous avez commencé avant 16 ans
- À 60 ans si vous avez commencé avant 18 ans
- À 62 ans si vous avez commencé avant 20 ans
Attention, vous devrez tout de même avoir validé le nombre total de trimestres requis pour votre génération (voir le tableau plus haut), plus 4 à 8 trimestres supplémentaires selon votre situation.
Le départ anticipé pour handicap
Si vous souffrez d’un handicap, vous pouvez partir à la retraite dès 55 ans sous certaines conditions :
- Justifier d’un taux d’incapacité permanente d’au moins 50% ou avoir la qualité de travailleur handicapé
- Avoir validé un certain nombre de trimestres (variable selon votre âge de départ)
- Avoir cotisé un nombre minimum de trimestres pendant votre période de handicap
Le départ anticipé pour pénibilité
La pénibilité au travail peut également vous permettre de partir plus tôt :
- Via le Compte Professionnel de Prévention (C2P) : chaque point vous permet d’acheter un trimestre (maximum 8)
- En cas d’incapacité permanente liée au travail : départ possible dès 60 ans avec une incapacité d’au moins 20%, ou à 62 ans pour une incapacité entre 10% et 19%
- Pour les travailleurs de l’amiante : dispositif spécifique permettant un départ anticipé
Ces dispositifs peuvent vous permettre de gagner plusieurs années sur votre départ à la retraite, ce qui n’est pas négligeable ! Si vous pensez être concerné, renseignez-vous auprès de votre caisse de retraite pour connaître précisément vos droits.
❓ FAQ : Vos questions sur les trimestres pour la retraite
Si vous êtes né en 1963, vous devez valider 170 trimestres (soit 42 ans et 6 mois) pour obtenir une retraite à taux plein, avec un âge légal de départ fixé à 62 ans et 9 mois. Si vous n’avez pas tous vos trimestres à cet âge, vous subirez une décote, sauf à attendre 67 ans pour bénéficier du taux plein automatique.
Oui, c’est possible dans le cadre du dispositif de carrière longue, mais uniquement si vous avez commencé à travailler avant 20 ans (avec 5 trimestres validés avant la fin de l’année de vos 20 ans, ou 4 si vous êtes né en octobre, novembre ou décembre). Depuis la génération 1966, 172 trimestres (43 ans) est devenu le nombre requis pour la majorité des actifs, avec des règles spécifiques sur les trimestres ‘non cotisés’ qui peuvent être pris en compte.
Absolument ! Chaque enfant donne droit à des trimestres supplémentaires. Pour les mères, cela représente 8 trimestres par enfant (4 au titre de la maternité et 4 au titre de l’éducation). Pour les pères, les 4 trimestres d’éducation peuvent être partagés avec la mère. Avec 2 enfants, une mère peut donc bénéficier de 16 trimestres supplémentaires, ce qui représente 4 années de cotisation !
Avec un salaire net de 2000 € par mois (soit environ 2500 € brut), et en supposant une carrière complète au régime général, vous pouvez espérer une pension de retraite d’environ 1400 à 1500 € net par mois. Ce montant inclut la retraite de base (environ 50% de votre salaire moyen des 25 meilleures années) et la retraite complémentaire. Le taux de remplacement (rapport entre votre dernier salaire et votre pension) se situe généralement entre 65% et 75%.
Oui. La loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026 a suspendu partiellement la réforme des retraites de 2023. Depuis le 1er septembre 2026, les générations 1964 et 1965 bénéficient d’un à deux trimestres requis en moins, et les générations 1964 à 1968 d’un âge légal réduit de 3 à 6 mois. Les générations nées à partir de 1966 restent soumises à 172 trimestres.
Le nombre de trimestres retraite va de 166 pour les générations 1955-1957 à 172 pour les générations nées à partir de 1966. Consultez le tableau en haut de cet article pour connaître précisément le nombre de trimestres et l’âge légal correspondant à votre année de naissance, ou vérifiez votre relevé de carrière sur le site officiel de l’Assurance retraite.
